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 Test 2:

 

Merci, Monsieur Aspirine!

Ce matin, à Strasbourg, dans le jardin botanique de l'université Louis-Pasteur, un saule blanc va être planté en mémoire du chimiste Charles-Frédéric Gerhardt. Un hommage bien tardif pour l'homme qui s'avère en réalité être le premier découvreur d'un des médicaments les plus importants du XXe siècle: l'aspirine.

Né en 1816 à Strasbourg, le jeune Charles-Frédéric se passionne très tôt pour la chimie au grand désespoir de sa famille. Fils d'un industriel de la région, son père le destine à reprendre les rênes de l'entreprise familiale. Obstiné et peu intéressé par le commerce, le jeune Charles-Frédéric Gerhardt rompt alors totalement avec ses parents pour se consacrer à la chimie. Nommé professeur à l'Ecole nationale de pharmacie de Strasbourg à l'automne 1853, Gerhardt met au point la première forme artificielle de l'aspirine, proche du médicament actuel.

«Au début du XIXe siècle, à partir de l'écorce de saule blanc, on fabriquait le salicylate, une substance qui permettait de lutter contre les fièvres et les douleurs», explique Bruno Halioua, auteur d'un ouvrage sur l'histoire de la médecine. «C'était un remède mal toléré qui donnait beaucoup de maux de ventre, de troubles digestifs. Le génie de Gerhardt a été de fabriquer la première aspirine artificielle en y ajoutant l'acétyle.» Mais, faute de soutiens financiers, Gerhardt est contraint d'abandonner ses travaux. Sa découverte - et lui avec - tombe aux oubliettes. Trois ans plus tard, Gerhardt meurt emporté par une péritonite, laissant femme et enfants dans une grande misère.

Prés d'un demi-siècle plus tard, un autre chimiste allemand, Félix Hoffmann, travaillant pour le laboratoire Bayer, réussit à son tour la première synthèse de cette molécule. «La légende raconte que Félix Hoffmann cherchait en réalité à soulager l'arthrose de son père qui ne supportait pas bien l'acide salicylique», poursuit Bruno Halioua. «Pour la rendre moins nocive, il la purifie et découvre par hasard l'acide acétylsalicylique, le nom savant de l'aspirine.» En 1899, le groupe Bayer dépose le brevet du premier «aspirine» et commence à en exporter partout en Europe. A la fin de la première guerre mondiale, l'aspirine vaut de l'or au point qu'elle fait l'objet de négociations lors du traité de Versailles. En 1919, les Américains obtiennent de la firme allemande Bayer qu'elle cède le brevet aux alliés au titre des «dommages de guerre».

Dès lors, l'aspirine entre dans le domaine public et peut inonder la planète. Aujourd'hui, le laboratoire Sanofi-Synthelabo, qui produit l'une des nombreuses formes d'aspirine, a décidé avec l'université Louis-Pasteur de réhabiliter Charles-Frédéric Gerhard, ce chimiste français maudit. Ses héritiers, s'il en a, pourraient réclamer des royalties: dans le monde d'aujourd'hui, on consomme chaque année 12 000 t d'aspirine! Et en France, chacun en avale 30 comprimés par an. (2454 DZ)

  

Questions:
La vie de Ch. F. Gerhardt jusqu'en 1853

  1. Quelle a été l'idée géniale de Gerhardt?
  2. Comment est-ce que le chimiste F. Hoffmann a redécouvert ce médicament?
  3. Le groupe Bayer, l'aspirine et les années 1899 resp.1919
  4. La consommation actuelle de ce médicament

 

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