Schnelleinstieg Reader

Home|Suche|Friedolin|Webmail de

Wortmarke FSU

Modelltest Französisch I


Test 1

Contraception à la française

La pilule du lendemain est désormais autorisée dans toutes les armoires à pharmacie des collèges et des lycées. Sans obligatoirement consulter les parents, les infirmières scolaires pourront délivrer aux adolescentes "en situation de détresse" ce médicament, le NorLevo. Déjà seul pays au monde où la pilule du lendemain se vend sans ordonnance depuis le 1er juin dernier, la France innove également avec cette distribution dans les établissements scolaires. Pour justifier cette mesure pour le moins spectaculaire, Ségolène Royal, ministre de l'Enseignement scolaire, évoque les quelque 10 000 grossesses précoces recensées chaque année, chiffre qu'elle entend réduire.

Dès son annonce fin novembre, la mesure a suscité de multiples réactions. Le débat s'est engagé entre les "pour" et les "contre", même si, d'après un sondage publié en décembre par "le Journal du dimanche", 66 % des Français y sont favorables. "Je savais que cela serait un sujet sensible; dans mon propre entourage, j'ai dû vaincre des réticences", commentait Ségolène Royal. "Mais je n'ai jamais eu d'hésitation quant au bien-fondé de cette mesure tout à fait légale. " Celle-ci s'inscrit dans le cadres d'un protocole national sur l'organisation des soins et des urgences dans les écoles, publié au "Bulletin officiel de l'Education nationale".

Les infirmières ont l'obligation de s'entretenir avec l'élève, de la suivre et d'essayer d'établir un dialogue avec la famille. Malgré toutes ces précautions, la pilule du lendemain reste critiquée. Pas seulement dans les milieux conservateurs, hostiles à l'avortement et au NorLevo.

Une des principales associations de parents soutenues du public a fait part de ses réserves. Cette mesure, explique la PEEP*, fait craindre "un recours banalisé à cette pilule, d'où la possible augmentation des rapports sexuels non protégés chez les jeunes". Pire, "elle déresponsabilise trop les familles", alors qu'elles sont déjà accusées de démissionner. "Je suis pour la pilule du lendemain en cas d'urgence", résume Christiane Du Fourmantelle, mère de quatre filles et responsable de la PEEP à Paris, "mais ce genre de problème doit se régler en famille. " Même la FCPE**, principale organisation de parents, favorable, insiste néanmoins pour qu'elle "reste exceptionnelle", l'important étant d'informer mieux sur la contraception. Une vaste campagne doit être lancée dès ce mois-ci, avec notamment la distribution de guides de poche aux élèves.

Les infirmières scolaires pointent une autre limite du dispositif. "Comment fait-on dans les établissements où il n'y a pas d'infirmière? Nous ne sommes que

6 000 en France, or il y a 7 500 collèges et lycées publics!", remarque Brigitte Le Chevert, responsable du Syndicat national des infirmières-conseillères de santé. (2500 DZ)

*PEEP = Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public

**FCPE = Fédération des conseils de parents d'élèves des écoles publiques

 

Questions:

1. Quelle mesure extraordinaire a été réalisée dans les écoles françaises?

2. Comment est-ce que les Français y ont réagi?

3. Quels dangers est-ce qu'un grand nombre de parents voient dans cette mesure?

4. Quels moyens d'information faut-il utiliser?

5. Quelles difficultés voient les infirmières scolaires?

  

 

Fachbereich "Französisch"

Fachbereichsleitung:



Honorarkräfte:



Ehemalige:

  • Dr. Brigitta Enke
  • Volker Siegmund

 

Logo Weltoffene Hochschulen gegen Fremdenfeindlichkeit

Logo Total E-Quality Coimbragroup Partnerhochschule des Spitzensports